Noël à la campagne Tonneinquaise
Dans le journal L’Illustration de décembre 1854, nous trouvons une chronique d’Édouard Fauché, qui présente Noël : « Voici Noël qui revient les pieds glacé, la chevelure gelée de givre… ». Dans son texte, notre journaliste fait une comparaison avec les coutumes d’autres pays comme l’Angleterre, l’Allemagne, la Norvège etc.. Nous nous sommes intéressés aux propos qui parlent de Noël dans nos campagnes, car ils sont accompagnés d’un superbe dessin.
Alain Glayroux
L’Érudit Édouard Fauché est journaliste pour le magazine hebdomadaire national « l’Illustration 1843-1944». Les dessins qui accompagnent régulièrement ses textes, sont très souvent d’Ange-Louis Janet, connu sous le pseudonyme de Janet-Lange (peintre-lithographe-graveur et illustrateur français XIXème siècle). La scène se déroule dans notre campagne Tonneinquaise, pendant la nuit de Noël (25 Décembre 1854), mais laissons Édouard Fauché nous la décrire :
« … Nous aimons mieux pour notre part, dans leur poétique rusticité, ces feux sur les coteaux du village, ces courses à travers les champs, à la lueur de torches résineuses, pour annoncer à la terre la venue de ce jour d’universelle réjouissance.
Voici Noël disent nos laboureurs, dans leur idiome pittoresque : Voici Noël, mettons la poule au pot et le porc au sel.
Et tous petits et grands, parcourent les sentiers qui bordent le domaine en proférant des cris joyeux, en chantant de gais refrains et en agitant des feux en signe d’allégresse.
Ces rires éclatants, cette gaité folâtre, ne sont-ils pas préférables à ces fantastiques terreurs d’une autre époque, et le chant des campagnards de notre midi, ne semble-t-il pas se joindre à celui des nations du Nord dans ce louange en l’honneur du joyeux Noël… ».
Édouard Fauché
