Construction de notre pont

Texte et sélection de photos : Alain Glayroux

Pour traverser Dame Garonne nos aînés faisaient appel au passeur, c’est pourquoi nous vous présentons sous forme de croquis un « Batelet » ou « Camus » qu’ils utilisaient.

Celui qui nous occupe servait à la ville de Monheurt en amont du fleuve, et pour réussir la traversée, le passeur ou fermier car il signait un bail avec sa commune, utilisait ici une traille (voir le croquis). Ce qui lui permettait de manœuvrer tout seul.

Nous vous laissons découvrir quelques tarifs. Mais comme l’État est de tout temps collecteur d’impôt, chaque commune fait construire par la suite et à l’entrée de leur ville des octrois, pour compenser la disparition des passeurs qui collectaient l’impôt.

Pour Tonneins il faut attendre janvier 1835 pour pouvoir enjamber Garonne sur le pont suspendu, à cause des désaccords ente le Préfet, la Municipalité et l’ingénieur. En bordure du fleuve côté Guyenne vous pouvez voir une culée de cet édifice.

Les crédits pour le pont actuel avaient été affectés en 1913, mais la guerre passant par- là, fit que le pont fut terminé en 1923.

Nous devons la construction de ce pont à l’ingénieur Eugène Freyssinet dit le père du béton précontraint.

D’après une famille Tonneinquaise une coutume voulait que les jeunes mariés arpentent le vieux pont en figeant leur passage par une photo.

Le Stendhal

Photographies : Archives communales de Tonneins

Avril 1994. Photographies de l'arrivée du Stendhal à Tonneins et de son imposante mise à l'eau dans la Garonne, depuis le quai de la Barre, par une grue. 

Le Stendhal était le navrie amiral d'une petite plottille qui comprenait aussi Le Pays Tonneinquais, une embarcation à fond plat capable de transporter une vingtaine de passagers, et Lou Bachet de Garonne, la miole depuis confiée à l'association Gens de Garonne, à Couthures.