La plaque militaire du soldat Louis Fortas

Nos remerciements à Monsieur Francis Champagne. Texte et recherches : Alain Glayroux.

Monsieur Fabrice Champagne, en se promenant sur un chemin jouxtant un champ labouré, dans la région de Château-Thierry (département de l'Aisne), a trouvé ce qu'il pensait être tout d'abord une médaille. 

Après un nettoyage et des recherches sur le site gouvernemental Mémoire des Hommes, il se trouve que Monsieur Francis Champagne a trouvé une plaque militaire d'un soldat de la Première Guerre Mondiale, tué dans ce secteur. Il s'agit d'un Tonneinquais, Louis Fortas, né le 16 décembre 1894 dans notre commune. 

Louis est le fils de Bernard Fortas et de Louise Lalaurie. Il exerce le métier de maçon quand il est mobilisé. Sur le registre de matricule aux Archives départementales de Lot-et-Garonne, il est mentionné que sa date de décès est fixée au 16 février 1915 et il est porté disparu. Sur sa fiche, que nous trouvons sur le site Mémoire des Hommes, il est mentionné : "Tué à l'ennemi à Perthes-les-Hurlus".

En parcourant le journal de marche du 20ème Régiment d'Infanterie (documents ci-dessus), Louis Fortas fait partie des 566 soldats et officiers disparus, auxquels nous devons ajouter 75 poilus tués. Soit pour cette tragique journée du 16 février 1915, 641 morts pour la France dans le secteur de Perthes-les-Hurlus. 

80 kilomètres séparent le lieu de combat et l'endroit où a été trouvée cette plaque. Comme nous le signales Monsieur Francis Champagne, cet endroit servait de base de repos pour les soldats qui partaient au front. 

Nous pouvons supposer que quand les corps ont été rapatriés à l'arrière, la plaque s'est désolidarisée de la chaîne et personne ne s'en est aperçu. C'est pourquoi les autorités militaires mentionnent dans leurs registres que Louis Fortas est porté "disparu"

Monsieur Fabrice Champagne vient de faire don de cette plaque de matricule à la Mairie de Tonneins, et nous le remercions. Nous faisons appel aux éventuels membres de la famille de Louis Fortas car la municipalité Tonneinquaise serait honorée de leur restituer cette plaque. 

De par ce geste nous rendrons hommage à ce jeune Tonneinquais. Mort pour la France à 21 ans, ainsi qu'à tous ses frères d'armes, victimes de la folie des hommes. 

Roger-Élie Péreuil (1912 - 1963) et son journal de captivité

Photographies et documents mis à notre disposition par son petit-fils, Jacques Monclus-Galasso

Pour brosser le portrait de ce Tonneinquais nous nous sommes aidés des documents que son petit-fils, M. Jacques Monclus-Galasso a mis à notre disposition et que nous remercions.

M. Roger-Élie Péreuil, est né à Ayet le 22 novembre 1912 et décède le 2 novembre 1993 toujours à Ayet.

Roger-Élie Péreuil est le fils de Camille-Léonce Péreuil, agriculteur et régisseur du domaine agricole de Charles Lemaresquier (grand-père de la famille Debré) à Bertranet non loin d’Unet, né le 24 avril 1887 à Leyritz-Moncassin et d’Inès-Marthe Duplan née le 14 mars 1889 à Tonneins de Joseph Duplan (forgeron) et de Marie-Honorine Labat (couturière).

Roger-Élie Péreuil épouse à Albi (81) Lucie-Joséphine Combes née le 17 octobre 1915 à Montredon-Labessonie (81) et décédée le 14 mars 1992 à Tonneins.

A l’âge de 20 ans Roger-Élie s’engage dans l’armée de mai 1932 à mars 1948. Puis comme son épouse il travaille à la Manufacture des tabacs de Tonneins.

Durant la deuxième guerre mondiale Roger-Élie est fait prisonnier à Bitche puis il se retrouve dans plusieurs camps de travail en Allemagne.

Avec un autre prisonnier, il s’évade et il est repris à la frontière française quelques jours après.

Nous vous laissons découvrir le cahier qu’a tenu durant cette période très difficile Roger-Élie qui nous en dit plus sur sa détention forcée…

 

Cliquer ici pour ouvrir et/ou télécharger le journal de captivité de Roger-Élie Péreuil en format PDF