Texte biographique : Alain Glayroux
Jean-François-Louis Tronche est né à Tonneins le 28 avril 1816. Il est le fils de Jean Tronche, imprimeur, et de Marie Vevel. Ce Tonneinquais a travaillé au Ministère de la Guerre, il est aussi membre fondateur de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques et membre de la Société des Gens de Lettres.
Certains de ses poèmes lui valurent des mentions honorifiques, il a obtenu un oeillet d'argent et une violette d'argent (1877/1878) à l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse.
Ses nouvelles (Sabine, Le fils du banquier, Yvonnette, Une vengeance italienne, Pierre le noiraud, etc.) ont été éditées dans un grand nombre de journaux en France et à l'étranger.
Parmi les pièces de théâtre de son répertoire comme "La jeunesse de Benjamin Franklin" (5 actes), "Marc le Créole" (5 actes), "Les nourrissons de la mère fanfan" (vaudeville), elles seront représentées sur Paris et notamment cette dernière au Théâtre des Variétés. Tout comme "Une ruse de guerre" au Casino de Vichy ou "Les pêcheurs de l'Atlantique" à Boulogne-sur-Mer.
Outre sa collaboration dans différents journaux comme "Au Journal de Lot-et-Garonne", "L'Écho de Marmande" ou le "Journal de Nérac", notre auteur a publié plusieurs feuilletons: "Le château de Fronsac", "Le mal de la peur"...
Joseph-Adolphe-Robert Tronche, né à Paris le 25 décembre 1850, fils de Jean-François-Louis Tronche, s'est fait connaître comme poète. L'Écho de Marmande a publié certaines de ses oeuvres, dont nous ignorons les titres.
Extrait d'un poème de Louis Tronche, imprimé par Dubérort de Marmande
Poèmes anecdotiques
Me dit qu'à ce repos il me faut arracher,
Et me montre, là-bas, dans la brume indécise,
L'enceinte de granit où Lutèce est assise,
Avec ses passions, sa fièvre, son labeur !
Avant de pénétrer dans la grande fournaise,
Qu'il est bon cet aire pur que l'on respire à l'aise
En baignant dans ses flots et sa tête et son coeur !
À l'oeuvre maintenant, car la moisson est mûre !
Il s'agit de cueillir le fruit d'une main sûre,
Comme ce vigneron bientôt sur le déclin,
Mais robuste et dispos, qui part, dès le matin,
La hotte sur le dos, après un repas sobre,
Pour aller commencer les vendanges d'octobre.
L'âme et le corps sereins, il quitte sa maison.
