Texte biographique : Alain Glayroux
Émilien-André Salesses est né le 14 janvier 1920 à Ivry-sur-Seine. Émilien-André Salesses, dit André, est le fils d’Élie-André Salesses, boucher, et de Lucienne-Marceline-Jeanne Hus.
Il épouse le 10 novembre 1949 à Nice Paule-Jane Agnely.
Cet ancien interne des hôpitaux de Nice, après des études sur Toulouse (thèse en 1944), créé la clinique éponyme en 1958 à Tonneins.
Grâce à une coupure de journal, non datée, nous découvrons une partie infime de son parcours :
« … Avant de s’installer dans notre ville ce généraliste a commencé à suivre des stages de perfectionnement dans des grandes unités médicales sur Paris, en Suisse aux USA, avant de se spécialiser dans cette branche de chirurgie osseuse… ».
« … Quand il arrive dans notre ville, il n’existe qu’un petit pavillon qui sert d’hôpital. Aidé par le Maire de l’époque, M. Vautrin, ils finalisent les locaux de la chirurgie et de la maternité. C’est par la suite qu’il fait construire la Clinique… ».
« …C’est homme discret a été un grand résistant dans les FTP, dans le sud de la France. De par ses différentes actions, il recevra la Légion d’Honneur, il n’est âgé que de 25 ans… ».
En 1960, aidé par le docteur Moussu, il réalise une première mondiale : la réimplantation du membre supérieur d’un Aiguillonnais.
En effet, M. Régis Faure qui travaille dans l’atelier de menuiserie de son frère se fait sectionner le membre par une toupie, il est âgé de 15 ans.
L’intervention dure sept heures avec les moyens techniques de l’époque, cette réussite évite l’amputation.
Après de la rééducation M. Faure devient dessinateur industriel et peut mener une vie professionnelle normale.
Émilien-André Salesses s’est investi dans la vie locale, ce passionné de sport sera président de Tonneins XIII pour la saison 1956-1957.
Émilien-André a aussi une autre passion, la peinture. Et c’est une autre figure locale, René Magrin, qui durant des années lui donnera des cours.
Lors de sa retraite sur le bassin d’Arcachon, André devra subir une délicate opération des quatre doigts de sa main, suite à de liaisons graves de radiodermite. Cette maladie osseuse est la conséquence de son activité professionnelle et de l’emploi des rayons « X ».
La clinique Salesses sera rachetée par l’hôpital en 1978, aidé par la municipalité.

