Texte : Alain Glayroux






Il y a de cela quelques années, la journaliste Christine Caubet (malheureusement disparue) et l'artiste peintre Fati Alonso nous ont confié quelques fragments de notre histoire locale. Christine et Fati ont habité la même maison qui était le logement du gardien d'une belle demeure surplombant Dame Garonne, où habitait l'académicien et romancier Marcel Prévost, au 15 Rue Gabriel Péri à Tonneins.
Nos deux passionnés de botanique et leur ami Éric, en nettoyant des jardinières ont déterré des petits objets de la vie courante et pour certains, nous pouvons supposer qu'ils ont appartenu à notre écrivain.
D'après la photo qui nous présente ces petites trouvailles, nous pouvons voir une pipe en bruyère, une plaque de taxa fiscale pour le vélo de notre romancier (?) datée de 1912, une lime à ongles en bois, une pièce de la chambre de commerce de France, ne bague, une figure représentant un soldat sur son destrier, le haut d'un pendentif de montre et un fragment d'une poupée en porcelaine.
Tous ces petits objets nous servent aussi de prétexte pour vous présenter l'hôte principal qui vivait dans cette belle demeure à la fin du XIXème, en la personne de Marcel Prévost. Cet article nous dévoile quelques bribes de la vie de cet écrivain, quand il avait posé ses valises dans notre ville de Tonneins.
Pour consulter l'ensemble de l'oeuvre de ce romancier, auteur dramatique Français, nous vous invitons à lire sa biographie en poussant la porte d'une bonne bibliothèque ou en surfant sur le net.
Eugène-Marcel Prévost est né à Paris le 1er mai 1862 et décède le 8 avril 1942 dans sa propriété Lot-et-Garonnaise, dans le château de La Roche, à Vianne. Il repose dans le cimetière de la ville.
Ce plytechnicien est ingénieur à la Manufacture des Tabacs de Tonneins. C'est lors de son séjour et dans sa belle demeuree rue Gabriel Péri qu'il écrit en 1889 le roman Mademoiselle Jaufre, qui devient très vite un succès.
Marcel Prévost s'entoure de lettrés et il recevra François Mauriac et son épouse. Ce soir-là, les invités dégusteront des ortolans.
Les autres documents ont été mis à notre disposition par notre ami collectionneur, que nous sollicitons régulièrement et qui réponds toujours présent, mais qui souhaite garder l’anonymat.
A sa demande notre collectionneur s’appelle Jacme Lalanno
Un grand merci à Mesdames : Fati Alonso, Anne Raffaello-Lareynie et à Messieurs : Jean Aufort, Michel Bazas, Jacme Lalanno, pour leur aide.















