Aller au contenu principal

Texte : Joël Durand. Documents : Archives communales de Tonneins

Paul Jardinet, est né Félix Pierre Paul, le 7 mars 1848 à Tonneins. Il est fils d’Antoine, propriétaire, et d’Anne Catuffe. Sa famille est engagée en faveur de la République. Son oncle Victor Jardinet publie ainsi une profession de foi républicaine en 1848. Son père Antoine fait campagne aux côtés de Léopold Faye pour appuyer une candidature républicaine à la députation en Lot-et-Garonne.

Lorsque le IIe Empire est renversé en 1870, après la défaite de Sedan, la République nouvellement proclamée poursuit le combat et tente de repousser les troupes prussiennes. Léon Gambetta fait ainsi un appel vibrant à la mobilisation de tous les volontaires. Paul Jardinet s’engage alors comme sergent dans le Corps des Mobiles du Lot-et-Garonne. Mortellement blessé dès les premiers engagements de son unité, sur les bords de la Loire, il meurt à l’hôpital de Chartres, à 22 ans, le 17 octobre 1870.

Il laisse une veuve Marie Sageran, avec laquelle il s’était marié à Fauillet le 3 février 1869, et un père éploré qui publie 15 ans plus tard un livret dédié à sa mémoire . Il y demande aussi la reconnaissance de ce sacrifice en permettant à Marie Sageran d’obtenir un bureau de tabac à Tonneins. À cette époque, aucune aide n’était en effet attribuée de façon automatique aux familles des soldats et victimes de guerre.

Paul Jardinet fut enterré aux côtés d’autres mobiles lot-et-garonnais sous un mausolée élevé dans la cour du lycée d’Agen devenue depuis le collège Chaumié. Son nom est gravé avec celui de ses camarades anciens lycéens sur le piédestal du monument.